Origine de la voyance
La voyance existe, sans doute, depuis que l'homme sait penser.
Dès que ce dernier a eu un raisonnement, il s'est posé des questions sur son
avenir. Les premiers indices du rôle de la divination datent tout de
même de 4000 ans avant Jésus-Christ en Mésopotamie ou en Égypte.
La Bible parle également des pratiques divinatoires dans l'Ancien
Testament. Ainsi, une loi hébraïque interdit les pratiques d'augures, d'enchantements
ou de sorcelleries.
Les prophéties existent depuis des siècles en Chine, en Inde, en
Europe et en Russie. Bien sûr, nous pouvons faire référence à la mythologie grecque
qui parle de l'oracle de Delphes, de la Pythie qui prédisait
l'avenir.
Les Celtes ont eux-aussi leur système de prédictions. Ralph Blum
écrit dans son livre “Les Runes Divinatoires” : “Plus anciennes que le Nouveau Testament,
les Runes sont tombées en désuétude il y a un peu plus de trois cents ans.” “L'historien
grec Hérodote voyageait près de la Mer Noire, il rencontra des descendants des tribus
scythes qui... fumaient un hallucinogène provoquant un état de transe... au cours
de laquelle ils jetaient des bâtonnets en l'air et “lisaient” les formes que ceux-ci
décrivaient sur le sol.”
En Suède, des éléments servant à la divination ont été datés de
l'âge de bronze (vers 1300 ans avant Jésus-Christ). Les tireurs de runes sont bien
sûr très courants chez les Goths et les Vikings.
Quant au Yi-King ou Livre des Mutations, il est considéré comme
l'un des plus anciens livres du monde. C'est à la fois un ouvrage de sagesse et
un outil de divination avec des bâtons. Son origine est due à l'empereur
Fo Hi, vers environ 2700 ans avant notre ère : il serait au moins à l'origine des
premiers trigrammes.
La volonté de prédire l'avenir remonte à la nuit des temps. Cette
fascination nous la portont toujours en nous, au XXIème siècle. Jamais la voyance
ne rend indifférent : entre mépris, fascination et curiosité, elle attire autant
qu'elle répugne.